Au plaisir …

… d’emmener nos enfants voir le monde …

Le Blog

Une année en Amérique du Sud

En un an de temps (359 jours plus exactement), nous avons parcouru l’Argentine, le Brésil, le Pérou, la Bolivie et le Chili. Idéfix, notre camping-car, a parcouru 37.000 kilomètres. Notre itinéraire et le temps que nous avons passé dans chaque pays dépendaient principalement des saisons, des rencontres, des envies, de la magie des lieux, du budget, des enfants, de l’état des routes ou de l’état de notre véhicule. Autant d’éléments qui font qu’un voyage n’est pas l’autre. De fait, nous sommes peut-être passés à côté de certaines choses. Aussi, le hasard nous a peut-être mené justement là où une planification rigoureuse ne nous aurait jamais portés. Toujours est-il que nous avons profité de chaque instant.

Les pays, vus par nos yeux

Inutile de nous demander quel est le pays que nous avons préféré. Chaque pays nous aura laissé tant de bons souvenirs et offert de merveilleux endroits à découvrir. En dehors de ça, quelques petits détails nous ont frappés:

  • Le Brésil (la partie sud en tout cas) est un pays de camionneurs. Ils dévalent les routes à toute vitesse en enfonçant les pédales avec leurs pieds chaussés de tongs. Le diesel, ainsi que le coût de la vie y sont relativement élevés. Les Brésiliens sont chaleureux. Le Brésil a pour réputation (préjugé?) d’être un pays dangereux. Nous n’y avons cependant jamais eu le sentiment d’insécurité. Peut-être parce que nous avons évité les grandes villes … . Nous avons eu un peu de mal avec la langue portugaise. Si nous parvenions tant bien que mal à nous faire comprendre, il était bien rare que nous comprenions avec précision le sens du torrent de mots que notre interlocuteur nous renvoyait.
  • Le Chili est sans doute le pays sud-américain le plus influencé par les États-Unis. Le coût de la vie y est aussi le plus élevé. Le diesel a le même prix qu’en Europe. Les Chiliens que nous avons rencontrés nous ont paru un peu hautains et leur accueil généralement moins chaleureux. Mais quel beau pays!
  • Le Pérou s’est déjà habitué au tourisme. “Vous voulez prendre une photo de moi avec mon lama? Ce sera 2 Sol (monnaie péruvienne)”. Dommage que le majestueux Machu Picchu et les infrastructures liées soient gérés par des entreprises étrangères en quête de bénéfices élevés. Entre deux endroits touristiques les paysages sont pourtant tout aussi surprenants. Les femmes et les enfants sont toujours tout sourire. Les hommes en général sont absents et grincheux.
  • La Bolivie est le pays où nous avons passé relativement peu de temps. Il est pour nous un pays aux paysages authentiques, traversé par des pistes qui ont donné du fil à retordre à Idéfix. Les Boliviens sont assez distants (ils étaient indifférents à notre présence), mais leurs visages s’illuminent dès que l’on s’approche d’eux pour entamer la conversation. Nous aurions voulu y passer plus de temps.
  • L’Argentine est un paradis pour le genre de voyageurs que nous sommes. Nous y avons circulé facilement et y avons campé un peu partout. Les Argentins mettent de côté toutes leurs occupations dès qu’il s’agit de donner un coup de main ou de vous inviter à partager un “asado”. C’est le pays où nous avons passé le plus de temps. Nous l’avons parcouru dans tous les sens. Il est vrai aussi que nous avons de la famille qui y habite. Ce pays a pris une place importante dans notre coeur.
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Les rencontres

On dit que le voyage facilite les rencontres. Cette expression est incomplète. Nous y ajouterons que les rencontres facilitent aussi le voyage. Nos rencontres tant avec les locaux qu’avec d’autres voyageurs nous ont beaucoup apporté. Elles nous ont permis de mieux connaître les pays que nous avons visités, de découvrir des endroits peu connus du grand public, de passer de bons moments, de nous faire de nouveaux amis. Elles ont permis aussi à nos enfants d’apprendre à s’ouvrir d’autant plus facilement vers des enfants qu’ils ne connaissent pas. Nous avons lié tant d’amitiés avec bon nombre de voyageurs qu’il nous tarde de les retrouver en Europe. Autour d’un « asado », par exemple.

Les enfants

Le but premier de notre voyage était de passer du temps avec nos enfants. Pourtant, ils n’ont rien demandé. Alors, comment ont-ils vécu cette expérience? A en croire leur propre réponse à cette question, il apparaît que certains endroits resteront gravés à tout jamais dans leur mémoire. Ils adorent parler du Pantanal, des chutes d’Iguazu, des baleines de la péninsule de Valdès, des Incas, des petits copains qu’ils se sont fait tout au long du voyage et même des nouveaux amis de maman et papa.
Maman et papa ont vu évoluer leurs enfants en les suivant 24 heures sur 24. Bien-sûr, ce n’est pas une partie de plaisir tous les jours. Ils ont eu leurs petits caprices et leurs petites disputes. Ils ont eu leurs coups de cafard aussi, surtout durant les trois premiers mois. Yann a appris à lire, à écrire et à calculer avec Sophie. L’apprentissage a démarré sur les chapeaux de roues et Yann progressait très rapidement. Vers la fin du voyage, sa concentration baissait un peu, car il aurait bien aimé faire les petits bricolages et autres jeux d’apprentissage que Damien faisait faire à Pauline. Le temps des classes était aussi le temps de passer au Néerlandais afin qu’ils maîtrisent mieux leur langue scolaire. Si, dans l’ensemble, nous pensons que leur apprentissage scolaire s’est bien passé, nous avons surtout été frappés par leur éclosion sur d’autres plans. Timide de nature, Yann a appris à se diriger plus facilement vers les autres enfants, tout comme Pauline d’ailleurs. Tous deux sont devenus très complices et fidèles compagnons de jeu. S’il est vrai qu’un DVD peut aider à les occuper de temps en temps en fin d’après-midi, ils réussissent néanmoins à s’occuper seuls en s’inventant des jeux avec les accessoires les plus simples: quelques lattes en bois pour faire un bateau, des bouteilles en plastique, des branches d’arbre pour faire des arc-à-flèche, ou des cailloux pour faire un feu imaginaire. Tous ces accessoires sont stockés dans le camping-car pour au cas où les enfants voudraient les partager avec des petits copains de fortune qu’ils croiseront peut-être en chemin. Le reste du temps, Yann dévore les livres et Pauline bricole, telle une vraie petite fille, avec les affaires de maman. Mais ce qu’ils préfèrent, par dessus tout, c’est de jouer « un jeu à quatre », c’est à dire un jeu de société avec maman et papa. Sans oublier les petits câlins …

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Le camping car

Même après 359 jours de voyage, nous sommes toujours satisfaits du choix de notre « maison roulante ». Il est vrai que nous avons dû éviter certains endroits insolites parce qu’ils étaient difficilement accessibles avec un véhicule qui ne soit pas un 4×4. Notre Idéfix a l’arrière-train assez bas au sol, ce qui fait que nous sommes restés accrochés quelque fois ou que nous avons dû manoeuvrer délicatement pour monter, par exemple, sur des rampes d’accès de ferry et autres. Mais jamais cela ne nous a empêché d’aller là où nous le désirions.
Ces petits désagréments ne représentent rien de très important à côté du bénéfice du confort et de l’espace de vie que notre véhicule a offert à notre petite famille. Les enfants ont besoin d’espace pour pouvoir jouer et pour pouvoir travailler pour l’école. La disposition de la cellule privilégie l’espace de rangement, ce qui n’est pas négligeable vu la quantité (trop sans doute) de matériel (outils, jeux, livres scolaires, médicaments, romans et vêtements) que nous avions emmené.

Si le véhicule porteur Fiat a connu quelques problèmes d’ordre mécanique (Quel voyageur n’en a pas?), l’équipement de la cellule habitable (Hymer), lui, n’a pas bougé. Tout fonctionne toujours comme au premier jour. Nous avons entendu des voyageurs nous conter comment toutes leurs armoires s’effondraient au bout de 1000 km de pistes. Nous ne sommes pas mécontents d’avoir opté pour la qualité allemande.

Nous ne sommes pas mécontents non plus des équipements supplémentaires que nos avions prévus.

  • Le réservoir de gaz GPL: La plupart du temps une simple bonbonne de gaz (mélange butane/propane) argentine était branchée, mais nous étions bien contents de pouvoir remplir notre réservoir de gaz GPL (80 litres) au Chili afin de parer aux nuits de gel dans l’Altiplano, où nous avons passé deux mois sans devoir nous soucier de trouver du gaz.
  • Le convertisseur 12V-220V nous a paru bien pratique pour recharger les batteries des différents appareils électroniques (caméra, appareil photo) et pour l’alimentation de l’ordinateur portable. Sans quoi, nous aurions dû changer tous les adaptateurs de ces appareils afin qu’ils fonctionnent au 12 Volt.
  • Le panneau solaire nous a permis de faire du camping sauvage plusieurs jours de suite à différentes reprises. Par exemple, durant 15 jours sur la plage de Pardelas (Péninsule de Valdès). Cet argument suffit pour en illustrer l’importance.
  • Lorsque nous avons remplacé notre premier pneu (éclaté sur les pistes de Bolivie), nous étions soulagés de savoir qu’il nous restait encore un autre pneu de réserve.
  • Notre réservoir d’eau, agrandi jusqu’à 160 litres, nous permettait d’avoir une autonomie en eau d’environs 5 jours. Nous évitions de prendre des douches, lorsque nous risquions de tomber à sec. Il nous semble qu’un réservoir de 100 litres eut été trop juste pour nous quatre.
  • La plaque de protection du carter, sous le châssis. A différentes reprises, nous avons heurté de grosses pierres. Sans la tôle de protection le carter aurait été endommagé.

Les petits bobos d’Idéfix

  • Le pare-brise a pris un gros caillou dans les premiers jours de voyage. Un mois après, il était fêlé sur toute la largeur. Mais grâce à l’application du kit pare-brise il a tenu le coup jusqu’au bout.
  • Le porte-à-faux a touché le sol plusieurs fois, mais sans causer de dégâts.
  • Le train avant, du côté gauche, donne des bruits inquiétants sur les pistes. Les divers diagnostics nous ont poussés à faire diverses tentatives de réparation: remplacement de la « rotula » (Atelier Fiat à Salta), remplacement de l’amortisseur gauche (Atelier Fiat à Cordoba), remplacement de la « Casoletta » (Repuesto Fiat et Atelier Michelin à Commodoro Rivadavia.). Et le problème n’est toujours pas résolu. Il ne nous a cependant jamais empêché de rouler.
  • Les jauges des réservoirs d’eau ne fonctionnent pas toujours correctement. Sans doute les électrodes sont-ils encrassés.
  • Coupure du 12 Volt sur le salar d’Uyuni. Nous n’avons jamais trouvé la cause. Le problème ne s’est produit qu’une seule fois et s’est résolu tout seul.
  • Un jour, nous avons perdu tout le liquide de refroidissement parce que le radiateur était percé (par un caillou??). Il a été ressoudé dans un atelier Fiat à Puerto Madryn.
  • La serrure de la portière du côté conducteur s’est bloquée. (Réparation maison avec l’aide de Carlos.)
  • Perte de puissance: le tube d’arrivée d’air au moteur a lâché. (Réparation maison, il a suffi de resserrer la bague.)
  • 1 pneu crevé, 1 pneu à remplacer d’urgence. Nous avons trouvé des pneus Michelin à Salta et à Commodoro Rivadavia.
  • Découverte d’une vis tombée du bloc moteur et restée posée sur la plaque de protection du carter. (Réparation maison. Le plus dur a été de trouver l’endroit d’où provenait la vis.)
  • Un jour, le moteur s’est mis à vibrer et ne donnait presque plus de puissance. L’atelier Fiat à Bariloche a diagnostiqué, à l’aide de l’ordinateur, un faux contact sur l’un des injecteurs. Ce fut vite réparé.
  • Réparation maison du robinet mitigeur de l’évier.
  • Nous avons remplacé 3 ampoules dans la cellule.
  • Nous avons remplacé le fusible de la pompe à eau le dernier jour de notre séjour en Amérique latine.
  • La direction commence à faire du bruit. Il doit y avoir un peu de jeu sur la crémaillère de la direction. Nous la ferons vérifier en Belgique.
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Nos coups de coeur

Il y a des endroits et des moments forts qui ont marqué cette année de voyage et d’aventure. La manière à laquelle on vit ce voyage, les choses ressenties, sont modelées par le climat, l’humeur du jour, la compagnie, les petits désagréments qui peuvent se transformer en éclats de rire comme en cauchemars, la beauté de la nature, l’attitude des enfants, etc…

Ainsi, le Top 6 (dans l’ordre chronologique) de nos coups de coeur est le suivant:

  • Le Pantanal (Brésil): Le spectacle des animaux aux abords de la piste, dite « Transpantanera », est fascinant. Les enfants en parlent encore.
  • Le Paso de Jama et le désert d’Atacama (Chili): Paysages étonnants et colorés de l’Altiplano, survolés par des flamants roses. Malheureusement, Yann a souffert de l’altitude lors du passage du col (4.856 mètres) de Paso de Jama.
  • Le Salar d’Uyuni et les pistes qui y mènent (Bolivie): Passer une nuit sur le salar illuminé par la pleine lune représente déjà un moment insolite. Y manger à la lueur des bougies à cause d’une panne de courant y apporte une touche supplémentaire. Et puis les 640 km de pistes que nous avons parcourus, parfois à travers sable et rivières, font que l’aventure restera mémorable.
  • La péninsule de Valdès (Argentine): Nous avons passé 15 jours en bivouac sur une plage magique. Nous étions omnibulés par le ballet des baleines.
  • Le lever du soleil sur la glacier Perito Moreno (Argentine) : Les bruits des craquements provoqués par ce géant, les variations des couleurs sur le glacier au fur et à mesure que le soleil se lève, la solitude, le sifflement d’un petit oiseau qui passe, le calme, la force que représentent les tonnes d’eau glacée et tant d’autres choses rendent cet endroit, à ce moment précis de la journée, absolument magique !
  • La Carretera Austral (Chili): Drôles de sensations que d’arpenter les pistes, les corniches et les pentes raides de cette route mythique. Les paysages sont fabuleux. Nous nous sentons isolés du monde. Jusqu’à ce qu’une journée de rodéo nous plonge dans une ambiance délirante d’authenticité.
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Nos coups de gueule

Puisque tout ne peut pas être rose et rêve tous les jours non plus, voici le Top 6 de ce qui nous a quelque peu déçu ou ennuyé pendant le voyage:

  • L’amende infligée par la police de Entre Rios lors de notre cinquième jour de voyage.
  • Le cybercafé à Ushuaia, où le patron infect nous a refusé l’accès parce que nous avions deux enfants avec nous.
  • Les nombreux lieux qui sont considérés par la population comme décharges publiques. Et là où il y a réellement des décharges publiques, on voit des milliers de sacs en plastique s’envoler à des kilomètres à la ronde. Déjà vu un “arbre à sacs”? C’est pas très joli.
  • Au Chili, le projet de construction d’un gigantesque barrage hydro-éléctrique dans la région de la Carretera Austral, signifierait la perte des merveilles naturelles de cette magnifique région. Nous n’avons pas les éléments exacts qui nous permettent de mesure l’impact sur la faune, la flore et sur les terres dont vivent les locaux, mais nous aimerions soutenir l’idée du mouvement “Patagonia chilena, sin represas”.
  • Les barrages (sur les routes, cette fois), dans la province de Cordoba, nous ont permis de constater à quel point l’équilibre économique d’un pays peut être fragile.
  • Les quelques soucis administratifs belges qui nous ont cassé les pieds.

La suite

Le chapitre sud-américain est clôturé. Nos plans pour la suite restent inchangés, nous organisons notre transfert vers l’Australie. A notre retour définitif, en été 2009, nous continuerons notre vie “normale”. Nous reprendrons nos métiers respectifs et les enfants rejoindront leurs copains de classe. Mais quelque chose en nous aura changé. Ça, c’est certain…

 

Le sud de la Bolivie et le Salar d’Uyuni (Bolivie) - 25/08/07 au 31/08/07

Samedi 25 août 2007, cela fait plusieurs semaines que nous tentons de tracer sur nos cartes la route idéale afin de rejoindre l’Argentine depuis La Paz, tout en passant par le Salar d’Uyuni, endroit que nous ne voulons manquer sous aucun prétexte. Notre route “idéale” – le mot est un peu fort lorsqu’on sait comment sont les pistes boliviennes – passera par les villes suivantes : La Paz, Oruro, Challapata, Colchani (d’où nous monterons sur le salar), Uyuni, Potosi, Tupiza et finalement Vilazon, où nous passerons la frontière vers l’Argentine. Ce matin, nous entamons la première étape. Nous profitons du fait que la route de La Paz vers Challapata soit asphaltée, car après ça, sur les 640 km de piste qui nous attendent, notre vitesse de croisière sera nettement moins élevée.

Course automobile à Oruro
Course automobile à Oruro

C’était sans compter la course automobile qui passe par Oruro aujourd’hui et qui fait que nous restons bloqués devant le péage d’Oruro pendant près de deux heures. Mauvais pour notre vitesse moyenne ça… Une fois la course automobile terminée, le trophée remis au vainqueur, les voitures qui étaient en attente comme nous s’étant frayé un chemin pour passer dès que les barrières du péage se lèvent, nous traversons Oruro, atterrissons dans une rue où passe une espèce de procession en l’honneur de la Vierge, puis finissons par arriver à Challapata vers 18h00.

Oruro
Oruro

Nous nous garons à côté de le place du village afin d’y passer la nuit. Les boliviens semblent nous ignorer. Soit, nous passerons une bonne nuit. Demain matin, nous prendrons la piste qui débute ici. Fini l’asphalte, les courses automobiles et les pointes de vitesse. Bonjour les bosses, les vibrations, la poussière et le sable. A nous le Salar d’Uyuni.

Dimanche 26 août 2007, aujourd’hui nous allons entamer nos premières pistes boliviennes. Nous avons décidé de prendre la piste qui va de Challapata à Uyuni et non de faire le détour par Potosi.

Piste vers Uyuni
Piste vers Uyuni

Les premiers kilomètres sont asphaltés et ensuite, la route est coupée à cause de travaux en cours. Il y a des pistes qui partent vers l’est et d’autres vers l’ouest. Mais nous devons aller vers le sud. Nous optons pour celle qui part vers l’est et espérons qu’elle nous mène un peu plus loin vers le sud. La piste est sablée. Damien est obligé de maintenir une certaine vitesse afin d’éviter qu’Idéfix ne s’ensable. Plus loin, surprise, il n’y a que du sable et même beaucoup de sable ! Il est hors de question de s’arrêter au risque de ne plus savoir démarrer. L’inquiétude monte un peu. Nous craignons que nous ne sommes pas sur la bonne piste car il n’y a quasi plus de traces d’autres véhicules. Petit à petit, la quantité de sable diminue, le sol devient à nouveau plus dur.

Piste vers Uyuni
Piste vers Uyuni

Nous avons à peine le temps de souffler que… nouvelle surprise… une rivière et bien évidemment sans pont ! Nous sortons du véhicule, allumons une clope et allons analyser le fond et la profondeur de la rivière. Le coin est joli, il fait calme, l’eau aux bords de la rivière est gelée. Nous constatons qu’il n’y a que des pierres dans le fond de la rivière et en plus, que ce n’est pas profond. Allons-y ! Nous passons sans souci et même avec beaucoup de facilité. Sur la carte, nous lisons qu’il y a une autre rivière à passer à quelques dizaines de kilomètres d’ici. Nous y arrivons après plus d’une heure. La rivière est sèche et il y a un pont ! Nous avons trouvé la piste qui va vers le sud, vers le Salar d’Uyuni. D’ici une heure, nous arriverons près d’une autre rivière qui semble, selon la carte, plus importante. Sera-t-elle sèche ou pas, y aura-t-il un pont ou non ?

Piste vers Uyuni
Piste vers Uyuni

Nous traversons un village où ils utilisent encore des grands réservoirs d’eau auxquels est accroché un grand tuyau pour approvisionner les trains. On se croirait dans le décor d’un vieux film américain. Il est midi. Nous décidons de chercher un endroit sympa où manger lorsque nous aurons passé le prochain village. Euh, à peine sommes nous sortis du village que nous nous trouvons face à une rivière. Il y a un pont, mais pour le train. Nous sortons à nouveau du véhicule afin d’analyser la “traversée”. Première constatation, c’est de la vase partout. A gauche il y a d’énormes flaques d’eau mais c’est aussi l’endroit où il y a le plus de traces de pneu. Par contre, les flaques sont trop profondes et là la vase sera encore plus molle. Nous analysons le terrain plus à droite et essayons de tracer mentalement un passage par les endroits où nos pieds s’enfoncent le moins. De toute manière, nous n’avons pas le choix, nous devons passer. “Ok, on part à droite, longeons cette pierre, ensuite à fond à gauche, puis il faut éviter l’endroit où Yann s’est enfoncé, puis à droite et hop, on sera sorti de là. ” Nous montons dans Idéfix et c’est parti ! Nous partons à droite comme prévu, longeons la grosse pierre. Damien est hyper concentré et moi, je retiens mon souffle.

Piste vers Uyuni
Piste vers Uyuni

Puis, soudain, Idéfix n’avance plus. Nous arrêtons tout. Les deux roues avant se sont enfoncées dans la vase. Ce n’est pas la peine d’essayer encore, les roues s’enfoncent d’autant plus. Nous sortons nos cales, nos quelques planches en bois et la pelle. Nous voilà, comme tant d’autres voyageurs, en train de creuser afin de pouvoir mettre nos cales et planches sous les deux roues. Nous faisons quelques essais mais les roues continuent à patiner. Nous nous enfonçons tellement que même le châssis touche le sol. Bon, ce n’est plus la peine de continuer ainsi. Damien part au village afin d’y trouver un homme qui veuille bien nous sortir de là avec son camion ou autre. Pendant que Yann, Pauline et moi attendons le retour de Damien, quatre garçons du village viennent nous saluer. J’explique, toujours avec mes quelques mots d’espagnol et beaucoup de gestes, notre situation. Sur ce, l’aîné me dit qu’il ne faut pas un camion mais un tracteur. Il envoie un de ses frères au village. Quelques minutes plus tard un tracteur vient vers nous. Alléluia ! Entre temps, Yann et Pauline donnent quelques bics et crayons de couleur aux enfants. Mais Damien n’est pas sur ce tracteur. Le fermier veut déjà accrocher son câble à l’arrière du motorhome. J’essaie de lui faire comprendre que ce n’est pas l’idéal car il n’y a pas de crochet pour accrocher son câble de ce côté-là. Je crains qu’il n’abîme Idéfix en le tirant ainsi. De plus, nous nous retrouverons du mauvais côté de la rivière et il faudra recommencer la traversée. Je lui indique le crochet à l’avant spécialement conçu à cet effet. Mais il me dit que nous tirer vers l’avant serait trop difficile car c’est trop vaseux…zut. Finalement, Damien arrive avec un tracteur également! Après quelques minutes de réflexion et de discussion, le fermier est d’accord pour nous tirer vers l’avant. Génial ! Avec un peu de chance il arrivera à nous tirer jusqu’à l’autre côté de la rivière. Le câble est accroché, le tracteur avance et Idéfix avance. Il glisse un peu par ci, par là, mais il arrive enfin à nouveau sur la piste et en plus, du bon côté de la rivière. Finalement, nous en sommes sortis au bout d’une heure et demie. C’est pas mal. Nous soufflons un peu et reprenons la route. Pourvu que les prochaines rivières soient sèches de sèches !!

Piste vers Uyuni
Piste vers Uyuni

La piste est mauvaise, ce n’est que de la tôle ondulée. A chaque grosse bosse il y a un gros “boink” au niveau de la roue avant gauche. Nous décidons de ne pas dépasser les 20 kilomètres à l’heure. Malheureusement, cela n’empêche pas Idéfix de trembler sans arrêt de tous ses membres. Nous avons l’impression que tous les boulons et que toutes les vis vont lâcher. Nous sautillons ainsi pendant des heures. Néanmoins, nous souhaitons arriver le plus loin possible afin d’avoir moins de route à faire demain. Passés un village, nous devons suivre un “desvio” (déviation) et, pas de chance, une autre rivière nous y attend, sans pont et avec pas mal d’eau. Rebelote, nous sortons du véhicule, allumons une cigarette et allons analyser le passage. A gauche, la rivière est large mais elle ne semble pas très profonde, à droite, le passage est étroit mais apparemment trop profond. Un gros camion passe et le chauffeur nous confirme notre “analyse”. Nous irons donc par la gauche. Damien, comme souvent, exécute cette tâche de main de maître et nous pouvons continuer notre route.

Piste vers Uyuni
Piste vers Uyuni

Il y a à nouveau plusieurs pistes qui partent dans différentes directions. Il y en a une qui part vers le sud. C’est notre direction. Quelques kilomètres plus loin, le GPS nous confirme que nous avons fait le bon choix. Les paysages sont toujours très beaux avec une terre rouge, des herbes jaunes, au loin des montagnes et de temps en temps des chèvres, des alpagas ou des lamas.
La nuit commence à tomber. Au loin, nous voyons une maison et des lamas tout autour. L’endroit semble habité. Nous nous y arrêtons et nous demandons la permission de loger à côté de la maison. C’est un éleveur de lamas, nommé Oscar, qui nous accueille chaleureusement. Nous lui offrons une bière et bavardons quelque peu. Les enfants courent dans la montagne et entre les animaux. Nous nous couchons de bonne heure car demain nous avons encore quelques kilomètres de piste à faire avant d’arriver sur le Salar d’Uyuni.

Piste vers Uyuni
Piste vers Uyuni
Salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni

Lundi 27 août 2007, il nous reste 40 kilomètres à faire avant d’arriver à Colchani, le village où se situe un des accès pour monter sur le Salar d’Uyuni. Les paysages sont jolis mais les pistes toujours aussi mauvaises. Dès notre arrivée sur le Salar, deux heures plus tard, nous sommes émerveillés par la beauté, l’espace, le calme. Tout est blanc. Nos premiers kilomètres sur le Salar se font de manière hésitante. Nous avons l’impression de rouler sur de la glace. La glace est la seule surface blanche sur laquelle nous, européens, roulons de temps en temps. Mais nous nous y habituons rapidement. Nous nous arrêtons au bout d’une heure, laissons Idéfix se reposer et sortons admirer cet endroit magique. Nous nous amusons à prendre quelques photos gags, les enfants jouent au hockey et finalement nous décidons d’y déjeuner. Les passagers de quelques 4×4 de tourisme qui passent nous regardent tous. Ils ne pensaient certainement pas voir un motorhome sur le plus grand lac salé au monde et situé à 3600 mètres d’altitude.

Salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni

L’après-midi, nous nous dirigeons vers le centre du lac. Yann et Pauline conduisent à tour de rôle sur nos genoux. C’est facile sur une surface tellement plane. Finalement nous arrivons à l’île du pêcheur. Cette île se situe au beau milieu du lac. Nous en faisons le tour et admirons les énormes cactus. Le vent se lève. Nous voyons au loin des nuages de sel soulevé par le vent. Nous décidons de chercher un bon endroit autour de l’île, et de préférence un peu à l’abri du vent, pour y passer la nuit. Nous tenons bien compte des précieux conseils d’autres voyageurs de ne pas trop nous approcher de l’île avec nos 4 tonnes car il peut y avoir des trous ou des endroits où le sel est mou. Par contre, sur la grande partie du Salar, la couche de sel serait de 30 mètres !

A présent le vent souffle fort et il commence à faire froid. Soudain, le motorhome recule de plus d’un mètre ! Nous avons oublié de mettre le frein à main. Un vent qui arrive à pousser un véhicule de 4 tonnes… oh, oh ?

Salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni

Tout doucement le soleil se couche et la lune se lève. Nous avons la chance de dormir sur le Salar à la pleine lune. Mais le vent souffle toujours fort et au moment où il commence à faire nuit, le 12 V ne fonctionne plus ! L’écran témoin indique que la batterie est déchargée. Ce qui est impossible vu qu’elle a pu se charger toute la journée grâce au panneau solaire. Pendant que Damien inspecte les fusibles, les fils, le transformateur et autres, je mets les cuisses de poulet sous le grill et allume quelques bougies. Nous nous demandons si cela pourrait nous causer des soucis ou non. La seule chose qui doit impérativement fonctionner est le chauffage. Les nuits sur le salar sont très fraîches, la température varie entre -15 et -20 C°. Nous devons donc absolument maintenir le motorhome à une certaine température afin d’éviter que les tuyauteries ne sautent. Nous décidons de ne pas trop nous inquiéter. Et si nécessaire, nous ferons tourner le moteur plusieurs fois durant la nuit si le chauffage, qui fonctionne essentiellement au gaz mais qui a également besoin d’électricité, nous lâche. De plus, nous sommes certains que les batteries sont chargées et qu’il y a un faux contact quelque par. En attendant que le souper soit prêt, Damien sort sa guitare et nous chante quelques chansons.

Salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni

Finalement, nous passons un merveilleux moment. Tous les stores du motorhome sont ouverts, nous avons une magnifique vue sur le lac salé qui est illuminé par la pleine lune, nos bougies éclairent timidement l’intérieur d’Idéfix et nous écoutons Damien. Les enfants ont l’air émerveillé. Yann essaie de fredonner avec son papa et Pauline regarde son papa avec des grands yeux remplis d’admiration. Au moment de servir le souper, je décide de tapoter encore, même si nous l’avons déjà fait maintes fois, sur les boutons de l’écran témoin et là zzzzzzzzzzzz j’ai un petit choc électrique. Et hop, l’écran et les quelques spots s’allument. Il y a deux siècles, l’on aurait parlé d’un miracle. Aujourd’hui, cela confirme la thèse du faux contact et nous nous réjouissons de ne plus devoir nous demander comment résoudre le problème. Le charme de la soirée aux chandelles a disparu, mais nous sommes certains de pouvoir chauffer Idéfix pendant toute la nuit. De plus, le vent semble souffler nettement moins fort. Nous passerons une bonne nuit sur ce lac blanc où il n’y a pas le moindre bruit, pas de chien qui aboie (la première fois depuis trois mois), pas de chants d’oiseaux, ni même de bruissement de feuilles d’arbre (vu qu’il n’y en a pas), il y fait un calme incroyable et avec la lumière de la pleine lune sur cette énorme plaine blanche, c’est tout simplement féerique.

Salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni

Mardi 28 août 2007, réveil en silence. Il n’y a aucun bruit. L’éclat du soleil et la clarté du ciel sont tels qu’on voit encore plus de montagnes à l’horizon qu’on en voyait hier. Nous passons la matinée à profiter du silence. Les enfants jouent sur le salar comme sur une immense cour de récréation.

Salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni

En début d’après-midi, nous quittons ces lieux magiques et reprenons la piste en direction de la ville d’Uyuni, puis en direction de Potosi. La route change constamment de revêtement : un peu d’asphalte détérioré, un peu de cailloux, des pistes de terre rouge, puis de terre grise. Les paysages aussi varient au fil des kilomètres : montagnes, plateaux, volcans à l’horizon, ruisseaux, petits canyons et petits villages. Il y a tant de choses à voir que nous ne voyons pas le temps passer. A la tombée du jour nous nous arrêtons dans le village de Ticatica, où nous passerons la nuit.

Mercredi 29 août 2007, au lever nous admirons ce joli petit village bolivien tellement authentique. Des ânes, des lamas et des chiens errent dans la rue. Des boliviens et des boliviennes passent et semblent ne pas nous voir. Seuls les écoliers et les écolières nous regardent et nous sourient. Nous partons de bonne heure car nous avons de nombreuses heures de piste à faire avant d’arriver à Potosi. Idéfix tremble toujours de tous ses membres et fait toujours autant de bruit. Les pistes quant à elles sont toujours aussi mauvaises et la poussière ne cesse d’entrer dans le véhicule, danse avec légèreté dans l’air et se pose partout. Nous arrivons à Potosi, la ville la plus haute du monde (4000 mètres), dans le courant de l’après-midi. Les rues montent, montent, … Pourvu qu’Idéfix tienne le coup. Nous cherchons la route qui mène vers Tupiza. Nous rencontrons un homme qui nous propose de rouler devant nous et de nous conduire jusqu’à la bonne route. Super ! Par contre, il nous emmène dans des petites ruelles et certaines montent et montent encore. Apparemment cette homme ne s’est pas rendu compte de la longueur ni du poids d’Idéfix. Une des dernières montées est de trop, Idéfix ne veut plus avancer. Nous sommes obligés de faire marche-arrière et de prendre de l’élan pour aider Idéfix à monter la ruelle. Il y arrive !

Bivouac Vitichi
Bivouac Vitichi

Nous voilà enfin sur la route vers Tupiza. Nous trouvons un endroit où loger, à environ 80 km de Potosi. Nous avons pu avancer un peu plus vite que d’habitude grâce aux 60 premiers kilomètres de route goudronnée. Nous nous arrêtons à Vitichi et trouvons un bel endroit en face d’une petite église.

sans commentaire
sans commentaire

Jeudi 30 août 2007, maintenant, nous passons nos dernières journées en Bolivie, nous roulons droit vers le sud, vers l’Argentine. Nous roulons à peine depuis une heure que nous devons nous arrêter. Nous craignons avoir crevé un pneu. Le pneu n’est pas seulement crevé, il est complètement déchiré. Nous avons besoin d’une bonne heure pour le remplacer.

Nous sommes prêts à repartir, Damien lâche le frein à main, et tout à coup, nous entendons un bruit désagréable. Damien veut remettre le frein à main, mais celui-ci ne fonctionne plus. Nous finissons par reprendre la route avec un beau pneu éclaté dans le coffre, un frein à main défectueux et toujours ce bruit étrange au niveau de la roue avant-gauche.

Au bout de cinq kilomètres, surprise ! Nous longeons une belle route asphaltée toute neuve. Nous espérons pouvoir monter dessus rapidement. Cela ferait du bien tant à Idéfix qu’à nous. Nous finissons par monter dessus mais au bout d’un kilomètre nous devons retourner sur la piste. Nous sommes frustrés ! Au bout de quatre heures nous longeons toujours cette magnifique route asphaltée !!

grand atroupement
grand atroupement

Depuis deux jours, les paysages ne sont pas très variés. Nous roulons dans une montagne aride, les rivières sont quasi toutes sèches et des arbres et des arbustes épineux longent la route. En milieu d’après-midi, nous nous arrêtons à l’entrée d’un petit village. Rapidement, une vieille dame vient à notre rencontre suivie de ses filles et ses petites-filles. Quelques temps plus tard, des écolières et des écoliers les rejoignent. Les garçons sont moins timides et nous posent de nombreuses questions. Yann et Pauline donnent à chacun un bic, ce qui semble leur faire grand plaisir.

Nous arrivons à Tupiza à la tombée de la nuit. Nous souhaitons dormir à la sortie de la ville sur la route vers Vilazon. Nous demandons la route exacte. En Bolivie, c’est très simple, les gens vous disent toujours “directo” (tout droit). Nous allons donc tout droit. Nous aurions dû nous méfier. Nous voilà devant le lit d’une rivière, certes sèche, mais trop profonde. Néanmoins, Damien se lance, et crac ! Nous sommes coincés. Idéfix accroche évidemment à l’arrière mais aussi à l’avant. Les conducteurs des minibus et des voitures derrière nous s’impatientent et klaxonnent. Les cales sont placées, premier essai, rien du tout. En plus, Damien ne peut s’aider du frein à main vu qu’il ne fonctionne plus. Idéfix semble suspendu entre les deux pentes qui forment les bords de ce creux. Finalement un homme qui tente de nous aider fait signe aux dix hommes qui nous regardent de venir nous aider à pousser Idéfix. Après quelques essais, Idéfix bouge et, malgré ses quatre tonnes, la force de ces hommes nous aide à le sortir de là. Plus personne ne klaxonne, tout le monde reprend sa route. Nous nous installons sur une station service pour passer la nuit. Nous nous couchons tôt car nous sommes fatigués de cette longe journée. Demain sera notre dernière journée de piste !

Quebrada de Humahuaca
Quebrada de Humahuaca

Vendredi 31 août 2007, dernière ligne droite. Nous atteignons le poste de douane de Vilazon. Une heure plus tard, nous franchissons la frontière et entrons en Argentine. Immédiatement le contraste du niveau de vie nous saute aux yeux. Les gens sont habillés en jeans et sweat-shirt, ils ont des voitures autres que des vieux camions ou des 4X4 appartenant aux agences touristiques. Il y a des magasins un peu partout. La Bolivie nous a plu énormément par ses villages et par ses paysages. Nous sommes ravis du tour que nous y avons fait malgré les pistes éreintantes. Mais nous sommes également contents de retrouver l’Argentine, avec ses routes asphaltées et son train de vie un rien plus moderne. Nous passons la nuit à Humahuaca, sur la place du village.

Quebrada de Humahuaca
Quebrada de Humahuaca

 

La Paz et le site de Tihuanaco (Bolivie) - 20/08/07 au 24/08/07

Du lundi 20 août au jeudi 23 août 2007, nous passons quelques jours à La Paz. La Paz est une ville gigantesque. Le cœur de la capitale administrative se situe dans une cuvette, bordée par la Cordillère Royale. Les quartiers pauvres s’étendent sur les flancs des montagnes comme des tentacules grimpantes vers les hauteurs. Sur le plateau supérieur se situe El Alto, banlieue de La Paz, à 4000 mètres.

La Paz
La Paz
La Paz
La Paz

Nous passons cinq journées complètes à La Paz. Le parking de l’hôtel Oberland n’est pas très accueillant. Néanmoins, c’est un endroit sûr pour y laisser Idéfix lors de nos déplacements en ville. Nous partons vers le centre-ville en taxi et flânons dans les rues où se trouvent toutes les boutiques d’artisanat et d’autres produits qui semblent attirer tous les touristes comme de aimants, y compris nous. Nous y trouvons des autocollants de tous les pays que nous avons visités jusqu’à présent. Les nombreuses boutiques et les châles, couvertures, sacs, tapis, ponchos, chemises et tant d’autres objets en tissus de couleurs, colorent ce quartier très très animé. Il y a du monde partout, des taxis et des minibus qui klaxonnent à tout bout de champs, des vendeurs qui vous hèlent, des cireurs de chaussures cagoulés (probablement pour se protéger tant bien que mal des gaz d’échappement) qui essaient de vous convaincre que vos souliers ont besoin d’un bon coup de brosse, les boliviennes qui se retournent (ou même qui touchent ou agrippent) lorsqu’elles voient nos deux petites têtes blondes et puis, comme dans toutes les grandes villes, il y a aussi de nombreux mendiants.

Nous passons également quelques heures dans un quartier moins touristique mais très populaire. Il s’agit du quartier de la rue Buenos Aires. C’est le quartier des bonnes affaires. Dans une rue, il y a des sweats, polars et jeans, dans l’autre essentiellement des chaussures, dans une troisième, des chemises et T-shirts et ainsi de suite. Nous aurions pu y faire notre réserve en vêtements pour les enfants pour l’année prochaine, mais bon, il ne faut pas exagérer. Néanmoins, c’est tellement bon-marché que c’est tentant.

Nous prenons également deux jours de repos auprès d’Idéfix et bavardons avec les allemands Walter et Krista, que nous avions rencontrés à Copacabana, ainsi qu’avec les suisses Gaby et Yvo rencontrés à Cuzco.

Tihuanaco
Tihuanaco

Vendredi 24 août 2007, nous partons visiter le site archéologique de Tihuanaco. Le site se trouve à 70 kilomètres de La Paz. Nous nous y rendons avec un petit bus touristique, accompagnés de huit autres voyageurs et d’un guide. La civilisation Tihuanaco est reconnue comme la civilisation précolombienne la plus importante de Bolivie. Hergé se serait inspiré de ses temples et statues pour dessiner “Le Temple du Soleil”. Cette civilisation, vieille de 3500 ans, qui s’est éteinte peu avant la domination des incas, adorait le soleil. Dans les gravures et les statues, on retrouve majoritairement les symboles du condor, du puma et du poisson, représentant le ciel, la terre et la mer. On retrouve aussi certains nombres qui font qu’on considère les Tihuanacos comme d’excellents astronomes : vingt-quatre pour les heures d’une journée, sept pour le nombre de jours d’une semaine, quatre pour le nombre de saisons, 365 pour le nombre de jours entre chaque solstice d’été. Par contre, lorsque le guide nous explique que les 48 petits carrés gravés sur la Porte du Soleil représentent les 48 semaines de l’année, nous fronçons un peu les sourcils.

Tihuanaco
Tihuanaco
Tihuanaco
Tihuanaco

Entretemps, Yann s’amuse à imiter les grimaces et les gestes brusques du guide, qui récite son histoire dans un anglais-espagnol peu compréhensible mais avec beaucoup d’enthousiasme. Sophie et moi avons du mal à garder notre sérieux.

En fin d’après-midi, après cette visite très intéressante, nous regagnons La Paz. Avant de retourner à l’hôtel, nous faisons un saut dans un supermarché. Comme nous savons que les magasins vendant de la viande et des aliments variés sont difficiles à trouver en Bolivie, nous en profitons pour remplir notre frigo. En effet, demain nous prenons la route et les pistes pour rejoindre le Salar d’Uyuni, où nous comptons bivouaquer. Les réservoirs d’eau d’Idéfix sont pleins à ras-bord et nous sommes prêts pour notre (déjà) dernière étape en Bolivie.

 

Le Lac Titikaka (Pérou-Bolivie) - 14/08/07 au 19/08/07

Mardi 14 août 2007, nous quittons Cuzco avec une heure de retard sur le planning. En effet, sur le camping de Cuzco on prend sont temps pour dire au revoir aux autres voyageurs. Nous notons que Bernard et Audrey nous ont invités pour un barbecue dès notre retour en Belgique (clin d’oeil). Nous passons le portail après un dernier “Ciao” en passant le bras par la fenêtre, puis entamons notre route vers Puno. Pauline est triste car elle aurait voulu rester auprès de Nino, le chien du camping qui est si doux avec les enfants. “Sèche tes larmes Pauline, demain nous serons au Lac Titikaka, ce lac dont le nom te fait tant rire habituellement … ”

En route de Cuzco vers Puno
En route de Cuzco vers Puno

Nous arrivons à Puno, qui est située à 3840 mètres d’altitude, en fin d’après-midi. Nous logeons sur le parking d’un hôtel où Idéfix sera en sécurité lors de notre excursion sur le lac Titikaka.

Mercredi 15 août 2007, la principale préoccupation de cette journée est de trouver un bateau qui puisse nous emmener sur le lac Titikaka demain. Grâce au tuyau reçu des italiens que nous avions rencontrés au Brésil nous trouvons rapidement une agence qui nous organisera une excursion d’une journée complète sur le lac à un prix très raisonnable.

Lac Titikaka - îles Uros
Lac Titikaka - îles Uros

Jeudi 16 août 2007, le réveil sonne à 5h30. Dans une heure, un taxi vient nous chercher pour nous conduire au port de Puno. Le réveil est un peu difficile pour les enfants mais nous sommes prêts lorsque le taxi arrive. Arrivés au port, nous embarquons sur un des nombreux bateaux qui emmènent des centaines de touristes sur les îles Uros, des îles entièrement construites à base de roseaux. Après une demi-heure de navigation, et après avoir passé un contrôle, où l’on dispatche les bateaux vers différentes îles, nous mettons pied à terre sur une île appelée Kontiki. Marcher sur ce tapis de roseaux est comme marcher sur un matelas. Tout est fait en roseaux, le sol, les maisonnettes, les barques, les bancs sur lesquels nous nous asseyons pour écouter les explications du guide. Celui-ci nous explique que cinq familles vivent sur cette île, comment se construit une telle île, etc. Le tout est très joli, les dames portent de vêtements très colorés, mais comme tout le monde sait, ce n’est plus une île authentique. Nous n’y voyons que des dames vendre des souvenirs, mais il n’y a aucune trace de pêcheurs…

Lac Titikaka - îles Uros
Lac Titikaka - îles Uros

Quelques instants plus tard, nous débarquons sur une deuxième île, appelée Bari Huana. Cette île-ci ressemble fort à la précédente et toujours pas la moindre trace de pêcheurs… que des petits stands de souvenirs. Néanmoins, cette visite nous permet d’admirer la construction des îles et de ses habitations et nous pouvons très bien nous imaginer comment vivaient autrefois le peuple appelé Uros.

Lac Titikaka - îles Uros
Lac Titikaka - îles Uros
Lac Titikaka - Taquile
Lac Titikaka - Taquile

Maintenant, le bateau passe à travers d’énormes étendues de roseaux (mais avec dix bateaux identiques devant nous et autant derrière nous…). A la sortie de ces “champs” de roseaux, le bateau tombe en panne… chouette, un peu de suspens… Mais dix minutes plus tard, le bateau redémarre et nous voilà en route vers l’île Taquile.
Arrivés sur l’île, nous empruntons un petit sentier qui monte, qui monte, qui monte … dur, dur, à plus de 3800 mètres d’altitude. D’ici, malgré le ciel gris, nous avons de jolies vues sur le lac Titikaka, nous croisons des autochtones portant de gros baluchons sur le dos, voyons des dames “travailler” la laine et arrivons finalement sur la place principale. Les habitants vivent ici sans eau courante ni électricité. Par contre, il y règne un calme incroyable car il n’y a aucun véhicule motorisé, donc pas de gaz d’échappement, ni de bruits de klaxon !

Lac Titikaka - Taquile
Lac Titikaka - Taquile

Nous nous reposons un peu sur la place du village et continuons en suite notre balade. Nous devons rejoindre notre bateau à un autre endroit qu’à celui où nous sommes arrivés. Le ciel se dégage petit à petit et nous apprécions d’autant plus les paysages. Nous croisons des hommes qui tricotent de jolis bonnets, des enfants inspectant les cheveux blonds de nos enfants, des moutons, etc …

Lac Titikaka
Lac Titikaka
Lac Titikaka
Lac Titikaka

Au bout de quelques minutes de marche nous atteignons la dernière partie de la promenade : 500 marches et là, ça descend, ça descend, ça descend ! Tout le monde embarque sur le bateau et nous sommes repartis pour trois heures de navigation. La dernière heure sur le lac Titikaka est magnifique. Le soleil se couche et donne de très belles couleurs aux champs de roseaux et aux îles flottantes.

Malgré que nous soyons quelque peu déçus par le flux touristique, nous sommes néanmoins contents de notre journée d’excursion. Et les enfants, malgré le réveil très matinal et les nombreuses heures de navigation débordent encore d’énergie ! Mais comment font-ils ? Ce fut pour nous une très belle journée. Nous pensons beaucoup à ceux qui, par le hasard ou parce que la vie en a décidé ainsi, se trouvaient à la côte et ont vu leur vie basculer à cause de ce terrible tremblement de terre. Nous pensons également à nos amis voyageurs que nous avons revus et rencontrés à Cuzco et qui montaient vers Lima. Nous espérons qu’ils sont sains et saufs.

En route vers Copacabana
En route vers Copacabana

Vendredi 17 août 2007, cap sur la Bolivie. Aujourd’hui, nous roulons vers Copacabana, une ville située au bord du Lac Titikaka mais du côté bolivien. La route est superbe, elle longe le lac pendant plus de 100 kilomètres. Nous y voyons de nombreux pêcheurs et de nombreuses bergères habillées de plusieurs couches de jupes plissées, d’un gilet d’une couleur vive et d’un chapeau sur la tête. Les gens nous saluent et les enfants font de grands sourires.

Lac Titikaka
Lac Titikaka

Vers l’heure du midi, nous empruntons une piste qui nous mène au bord de l’eau et nous y déjeunons. Cet endroit nous offre un vrai spectacle ! Des pêcheurs reviennent avec leur barque remplie de poissons, d’autres hommes quittent la berge, coupent du roseau un peu plus loin, reviennent et chargent leurs ânes de roseaux afin de ramener leur ‘cueillette’ au village. Une bergère vient nous demander du pain et repart avec un large sourire, un ibis nous fait un spectacle de vol et encore et toujours que de belles couleurs. Nous repartons une heure plus tard, un peu à contrecœur, mais nous devons encore passer les douanes.

Lac Titikaka
Lac Titikaka

Les passages de douanes se font facilement et rapidement. Nous sommes arrivés dans le sixième pays depuis notre départ, c’est-à-dire en trois mois de temps. Nous nous rendons compte que c’est rapide mais nous avons voyagé selon notre feeling et selon nos envies. Cependant, nous nous promettons de le faire plus “tranquilo” en Argentine et surtout en Patagonie.

Copacabana se trouve à moins de dix kilomètres de la frontière. Nous trouvons facilement l’endroit où nous désirons loger mais … l’entrée est trop étroite pour nous. Tout à coup, un de nos amis voyageurs, que nous avons d’ailleurs croisé il y a moins d’une heure à la frontière, se trouve devant nous essoufflé. Il nous a vu passer dans la ville et il a couru jusqu’ici pour nous indiquer l’endroit où il se trouve avec sa femme. Sympa !

Copacabana
Copacabana

Mais … galère pour entrer sur le parking de cet hôtel ! Le réservoir de gaz d’Idéfix accroche et nous ne savons même pas comment nous allons faire avec le porte-à-faux ! Les allemands et la responsable de l’hôtel sortent des planches, nous sortons nos calles et après un ballet de va-et-vient et de trente-six manœuvres, Idéfix se trouve enfin installé sur le parking … avec vue sur le lac Titikaka. Nous profitons d’un magnifique coucher de soleil sur le lac.

Samedi 18 août 2007, située en bordure du lac Titikaka, Copacabana ressemble à une petite station balnéaire. On peut y louer des pédalos ou manger de la truite dans les petits restos au bord de la plage. On peut aussi y embarquer à bord d’un bateau afin de faire l’excursion organisée vers la ‘Isla del Sol’. L’avantage de notre façon de voyager est que nous pouvons laisser libre cours à nos envies. Et aujourd’hui nous n’avons pas envie d’aller vers la Isla del Sol, sans doute ayant en arrière-pensée les allures un peu trop touristiques de notre excursion vers les îles flottantes du côté péruvien.

Copacabana
Copacabana

Nous décidons d’aller jeter un coup d’œil au marché qui a lieu ce matin. La rue qui mène vers la place du marché est complètement obstruée par des voitures et des camions. Nous sommes surtout étonnés par le fait qu’aucun chauffeur ne s’énerve ou ne klaxonne pour tenter de faire avancer la queue. Nous avons déjà connu d’autres villes, certes plus grandes, où ce genre de situations aurait provoqué un brouhaha monstre. Ce n’est qu’une fois arrivés sur la place que nous comprenons ce qu’il se passe. Aujourd’hui, des centaines de véhicules sont conduits sur la place par leurs propriétaires et sont décorés de fleurs et de guirlandes, afin qu’ils reçoivent la bénédiction par le curé du village. Le curé se promène de voiture en voiture, de camionnette en camion et les asperge d’eau bénite en faisant un signe de croix au-dessus du moteur de chaque véhicule, capot ouvert. Les chauffeurs accompagnés de toute leur famille aspergent ensuite leur toto d’un vin mousseux acheté pour l’occasion. Nous nous amusons du fait que l’un d’eux ne parvient pas à redémarrer sa voiture une fois la bénédiction terminée. Nous sommes tellement séduits par ce cérémonial bon-enfant que nous décidons d’acheter également une petite guirlande aux couleurs boliviennes pour Idéfix. Ca lui donnera un peu de couleur et sa plaira sûrement aux policiers boliviens.

Copacabana
Copacabana

L’après-midi, nous nous offrons un petit tour en pédalo sur le lac Titikaka. Au moins, aujourd’hui, nous aurons fait un peu de sport…

Dimanche 19 août 2007, aujourd’hui la journée risque d’être pimentée. Trois épreuves nous attendent. Tout d’abord, nous devons quitter le parking de l’hôtel dont le dénivelé nous a déjà donné pas mal de fil à retordre lorsque nous y sommes entrés hier. Ensuite, nous devons mettre Idéfix sur une barque afin de traverser un chenal du lac Titikaka. Et en fin de journée, nous devons tenter de trouver l’hôtel Oberland à La Paz, en évitant à tout prix de passer par le centre-ville au risque de s’empêtrer dans ses ruelles et de ne pas en ressortir avant la nuit. “Allez, au boulot ! ”

Nous commençons par alerter les résidants de l’hôtel, dont la voiture est garée juste devant Idéfix, que nous allons partir. Nous nous frayons un chemin entre les autres voitures et parvenons à sortir de ce parking en “cuvette” à l’aide de quelques planches. Nous disons au revoir à la gérante de l’hôtel (Chasqui de Oro) qui a la grande gentillesse de nous offrir les planches qui nous ont permis de nous sortir de là. Gracias seniora … ces planches nous seront certainement encore utiles à l’avenir.

Tiquina
Tiquina

Au bout de 40 kilomètres, nous arrivons à Tiquina, petit village situé au bord d’un étroit chenal du lac Titikaka. De là-haut, nous voyons les barques qui traversent le chenal transportant voitures, bus et camions. Cette traversée est inévitable si l’on veut emprunter la route la plus courte pour se rendre à La Paz depuis Copacabana. L’embarquement d’Idéfix sur cette barque de quatre mètres de large ne pose pas trop de problèmes, même si le porte-à-faux menace encore de rester accroché sur la pente de terre au moment de la descente vers la passerelle. Heureusement, notre technique de manœuvre est déjà bien rodée. Sophie jongle avec les calles et me permet de poursuivre la descente sans risquer d’accrocher. Au départ, le capitaine du bateau et les villageois se marrent parce qu’ils ne savent pas très bien ce que nous comptons faire avec nos bouts de plastique. Ils nous demandent : “Vous êtes sûrs que c’est solide ces trucs ? “. Deux minutes plus tard, nous sommes garés sur la barque sans le moindre accroc. Comme des chefs ! La traversée dure un petit quart d’heure. A l’arrivée, nous effectuons la même manœuvre, en sens inverse. Et nous voilà repartis.

Lac Titikaka
Lac Titikaka

Nous avons quitté les rivages sans fin du lac Titikaka depuis une heure et voilà que nous arrivons dans la banlieue de La Paz. Nous voulons rejoindre l’aire de stationnement de l’hôtel Oberland, situé au sud de la ville. Bernard et Audrey nous ont donné un point GPS qui nous permet de trouver le début d’une piste qui nous mènera vers l’hôtel sans devoir passer par le centre de cette ville gigantesque. Il paraît que le centre de La Paz est pis que celui de Cuzco pour s’y retrouver en voiture. Merci donc pour le tuyau.

Nous trouvons le début de la piste qui se transforme un peu plus loin en petite route pavée. Au bout d’une heure et demie sur cette route cahoteuse, nous arrivons à l’hôtel où nous comptons nous installer pour quelques jours. A ce qu’il paraît, tous les voyageurs en véhicule s’installent ici. En effet, à notre arrivée sur le parking, nous apercevons le 4×4 d’un couple de suisses. Les enfants ont déjà repéré les balançoires. Sophie et moi nous nous accordons un sans faute pour notre parcours du jour.

La Paz
La Paz